Activités culturelles




BREF APERCU HISTORIQUE SUR LE ROYAUME DE LOANGO ET SES DEUX VILLES PHARES « DIOSSO » ET « LOANGO »
On ne peut pas parler de Loango et Diosso sans évoquer le Royaume de Loango auquel ces deux agglomérations appartenaient.
En effet, c’est vers 1490- après avoir découvert l’embouchure du fleuve Congo en 1482 et le grand Royaume Kongo en 1484- que les Portugais découvrent la baie de Loango (ancien Port du Royaume).
Vassal du grand Royaume Kongo, le Royaume de Loango devient indépendant et s’affranchit du Royaume Kongo auquel il versait autrefois un tribut en 1587.
Le Royaume de Loango était situé à l’ouest de l’Afrique centrale et s’étendait, à son apogée, du nord au sud du Cap Lopez (actuel Port Gentil au sud du Gabon) jusqu’à l’embouchure du fleuve Congo.
En direction de l’est, il se prolongeait au-delà du massif du Mayombe.
Le Royaume de Loango était divisé en sept provinces qui sont : Loandjili, Mpili, Tchilunga, Ngokanu, Yombe, Nkugni-mbanza et Ngokango.
Le Mâ Loango (Roi de Loango) exerçait une autorité sur les sept provinces. C’est ce qu’illustre le proverbe vili suivant : « Likanda li koko lisimba mbota sambwali » (la paume de la main qui tient sept étoiles).
Entre le XVème et le XVI ème siècle, le Royaume de Loango est une entité pluriethnique. Il est peuplé des ethnies suivantes :
-       les Yombe, les Kugni, les Vili (du groupe linguistique Kongo)
-       le Lumbu (du groupe linguistique Echira).
A côté de ces ethnies, on trouve aussi la présence des pygmées « Bongo » dont l’influence est loin d’être négligeable.
Diosso, ou Bwali (« deux », en langue locale) est la capitale du Royaume.
En fait, de la même façon que Rome fut fondée par deux jumeaux « Romulus et Rémus », de cette même façon « Diosso » qui vient de « dios » (« deux » en langue espagnole) a été fondée par deux hommes.
Loango était le centre administratif et économique du Royaume, un carrefour commercial important en tant que point de départ et d’aboutissement d’itinéraires multiples, desservant une grande partie de l’Afrique centrale ; vers l’intérieur du Royaume et des royaumes voisins par la piste des caravanes, de Loango à Brazzaville ; vers le sud-est en direction de Sao Salvador jusqu’à Matamba, vers le sud jusqu’à Luanda, et vers le nord en direction de Mayumba et de l’actuel Gabon.
Le Port de Loango était ainsi le carrefour de tous les esclaves originaires d’une partie du Golfe de Guinée : plus de deux millions d’esclaves ont transité par le site de Loango.
La piste des caravanes reliait Bwali ou Diosso au Port de Brazzaville.
Au Port de Loango se concentraient les hangars et les magasins.
Deux débarcadères permettaient d’accoster et de décharger les passagers et les marchandises ; l’un était réservé à l’administration, l’autre aux entreprises privées. 
Loango formait une agglomération dynamique qui s’efforçait de répondre aux besoins des échanges commerciaux.
Un centre administratif y était installé avec un bureau des douanes, un tribunal, une gendarmerie, un centre postal, un hôpital et une mission catholique.



PRESENTATION DU MUSEE MÂ LOANGO (Pointe Noire, Congo - Brazza)






Le Musée régional Mâ Loango est situé à 25 km au nord de Pointe-Noire sur la route du Bas-Kouilou.

Ce bâtiment fut réalisé en 1952 pendant le règne de Moe POATY III, Mâ Loango ou roi de Loango, qui régna de 1931 à 1975.

Moe POATY III intégra le palais résidentiel en 1954 et y vécut jusqu’à sa mort le 03 mai 1975.

Après la mort, la royauté étant abolie par les autorités congolaises du fait du marxisme-léninisme, le bâtiment reste inutilisé pendant six (06) ans.

En 1982, sous la pression des autorités congolaises en général et du Ministère de la culture et des arts en particulier, l’ex-résidence royale est transformée en l’actuel Musée Mâ Loango qui sera inauguré le 10 avril 1982 par Jean-Baptiste LOUTARD, ministre des enseignements secondaire et supérieur, de la culture et des arts d’alors.

La fonction de ce musée est de recueillir, de faire connaître et de promouvoir les objets et les témoignages présentant un intérêt historique, technique, scientifique et artistique pour les communautés ethniques et sociales, et ce afin d’avoir une source d’information, d’enseignement et d’éducation sur la culture congolaise.

Ce musée comprend :
-          Sept (07) salles d’exposition ;
-          Un (01) espace servant de bureau pour l’administration
-          Une (01) salle de réserve où sont stockés les doubles des objets exposés.

Le Musée Mâ Loango est un musée historique qui rappelle l’histoire du royaume d Loango et de la traite négrière.


Il compte dix (10) collections spéciales qui réunissent près de cinq cents (500) objets constitués de :
-          Outils de travail agricole (houes, haches, couteaux…) ;
-          Parures et vêtements traditionnels (pagnes et coiffures en raphia…) ;
-          Mobilier et ustensiles domestiques ;
-          Armes et pièges traditionnels pour la pêche et la chasse;
-          Moyens de transport et de communication ;
-          Monnaies et outils d’échange traditionnel ;
-          Objets de culte traditionnel ;
-          Instruments de musique traditionnelle ;
-          Photo (portraits des rois, des Tchikumbi…) ;
-    Documents écrits (traités imprimés et manuscrits, cartes géographiques, passeport français du Mâ Loango…).


Louis-Marie PANDZOU
Licencié en Langue et Littérature Françaises
(Université de Brazzaville, Congo)
Diplômé de l’Ecole Normale Supérieure de Brazzaville (Congo)
Licencié de l’Université de Provence en activités culturelles et artistiques
Dans le domaine Arts, lettres, langues et civilisation
Professeur certifié des lycées
Membre de l’Association pour la  Promotion des Langues nationales (APROLAF)
Enseignant, linguiste et anthropologue
Médiateur culturel
Chargé de la communication
Musée Mâ Loango de DIOSSO
Tél. (+242) 538 20 64 / 951 20 36
Pointe-Noire
Congo




LA PLACE DES LANGUES VEHICULAIRES ET VERNACULAIRES

a)- Place des langues véhiculaires

Au Congo-Brazzaville, les langues véhiculaires sont au nombre de deux : le lingala et le kituba.
Elles sont dites aussi nationales à cause de leur caractère  « atribal » et aussi parce qu’elles sont comprises par la quasi-totalité des populations du nord au sud du Pays.
Le lingala et le kituba servent de trait d’union (ou pont) entre les locuteurs  des horizons différents, entre deux langues du pays qui ne sont pas inter compréhensibles.
Ils sont aussi des langues internationales parce qu’ils débordent le cadre national :
-          Le kituba est parlé au Congo et en RDC. En RDC, on l’appelle « kikongo ya l’Etat ».
-          Le lingala est parlé au Congo, en RDC et en Angola.

b)- Place des langues vernaculaires

Les langues vernaculaires sont des langues ethniques, parce qu’à chacune d’elles correspond une ethnie ou une tribu.
Certaines d’entre elles sont inter compréhensibles quand elles proviennent d’une même souche linguistique (ex : vili-yombé, soundi-dondo-kamba-hangala, kouyou-mbochi, téké-gangoulou…).
Les langues vernaculaires sont des langues du terroir. Elles ancrent de façon très restreinte l’individu dans un milieu : la tribu, le clan, le village…
Certaines langues vernaculaires sont transfrontalières : notre Pays les a en partage avec d’autres Pays frères.
C’est le cas :
-          Vili, pounou, loumbou, bouissi, nzabi, mbamba, mbeti, teke, bokiba, oumou, kota, fang…qui sont parlées au Congo et au Gabon.

-          Djem, bakouele, bomouali, lino… qui sont parlées au congo et au Cameroun.

-          Baya, bandja, moundjombo… parlées au Congo et en Centrafrique.

-          Yombé, kongo, dondo… parlées au Congo, en RDC et en Angola.

-          Pahouin ou Fang, parlées au Congo, au Cameroun, au Gabon et en Guinée équatoriale.

Toutes ces langues sont des langues bantoues. 







Exposition d’œuvres personnelles de l’artiste plasticienne Rhode Bath-Schéba Makoumbou
à l’Institut Français du Congo (IFC - ancien Centre Culturel Français) à Pointe-Noire, République du Congo.
Peintures et sculptures récentes.
Après une carrière internationale de dix ans avec plus de deux cent expositions personnelles et collectives dans le monde entier, Rhode Bath-Schéba Makoumbou présentera du jeudi 19 septembre au samedi 26 octobre une première exposition dans la capitale économique du Congo.
A l'occasion du Grand Prix des Arts et des Lettres qui lui a été décerné en 2012 par le Président de la République du Congo, l'artiste a également été décorée à titre exceptionnel dans l'Ordre du Dévouement Congolais au grade d'officier le 13 juillet 2013 par le Président Denis Sassou N'Guesso à l'ouverture du Festival Panafricain de Musique (Fespam).
Elle a un atelier à Bruxelles en Belgique depuis 2004, mais elle continue parallèlement à travailler à Brazzaville un ou deux mois par an.  

Du jeudi 19 septembre au samedi 26 octobre 2013.
Vernissage le mercredi 18 septembre à 19h (sur invitation en s'inscrivant à l'IFC).
Institut Français du Congo (IFC).
Rond-point Kassaï - Pointe-Noire - République du Congo.
Infos : +242 066 46 69 66
Email : direction@ifc-pointenoire.com
Site : http://www.ifc-pointenoire.com
Site de l'artiste : http://www.rhodemakoumbou.eu
Pages Facebook et Twitter : Rhode Bath-Schéba Makoumbou

En pièces jointes : biographie, photos (Photographes : Baudouin Mouanda et Marc Somville) et un article de Jeune Afrique.

Rhode Bath-Schéba Makoumbou

Rhode Bath-Schéba Makoumbou

Rhode Bath-Schéba Makoumbou

Rhode Bath-Schéba Makoumbou

Rhode Bath-Schéba Makoumbou

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