jeudi 23 octobre 2014

H2O Gabon a participé à l'atelier national sur l'écotourisme dans le bassin du Congo



PARTICIPATION DE H2O GABON A L’ATELIER NATIONAL SUR L’ETAT DES LIEUX SUR LE PLAN INSTITUTIONNEL ET LEGISLATIF DE L’ECOTOURISME DANS LE BASSIN DU CONGO.

L’an deux mille quatorze, du 05 au 07 août s’est tenu un Atelier National sur l’état des lieux de l’écotourisme sur le plan institutionnel et législatif dans le bassin du Congo à la résidence Véronique Christine à Libreville. Il a été présidé par le Ministère de la forêt, de l’Environnement et de la Protection des Ressources naturelles et organisé par la Commission Internationale du bassin du Congo-Oubangui-Sanga (CICOS). La mission poursuivait les objectifs suivants :
-          Collecter les donnés afin de mettre à jour l’état des lieux dressé dans l’étude d’élaboration du Plan Stratégique pour la Gestion Intégrée des Ressources en Eau du bassin du Congo (PAS-GIRE) en 2010 ;
-          Identifier des personnes ressources en vue de créer un réseau de points focaux dans les différentes structures en charge de l’écotourisme :
-          Faire participer des acteurs étatiques et non étatiques intervenant dans le secteur.

Étaient  présents :
1-Mme AYITO Marie, DG des Écosystèmes Aquatiques
2-Mme Audrey Kristelle ZOULA, expert principal CICOS
3-M. Emmanuel  MVEBIA, point focal du Ministère du Tourisme
4-Mme Lydie Solange MIKAMONA MAMBOU, Réseau des Aires Protégées Afrique Centrale
5-M. Christian MBINA, Directeur Technique Agence Nationale des Parcs Nationaux (ANPN)
6- M. Séraphin ASSAME , ONG GRANAT
7-M. Alain ENGONE ONDO, Délégué Estuaire, ONG H2O GABON
8-Mme Fanie MBADOU, General Manager de DESTINATION SOLEIL
9- M. Léonard ODAMBO-ADONE, Président ONG MINAPYGA
10- Point focal ASCENA pour le Gabon

 Mme Audrey Kristelle ZOULA a effectué une mission de trois (3) jours à Libreville pour soutenir et renforcer les capacités des acteurs étatiques et non étatiques dans les préparatifs de l’organisation de l’atelier national sur l’état des lieux de l’écotourisme sur le plan institutionnel et législatif dans le bassin du Congo. Arrivée le lundi 4 août 2014, sa mission a pris fin le jeudi 7 août 2014.
D’une manière générale, Mme Audrey Kristelle ZOULA a été satisfaite du déroulement des travaux de l’atelier national. Un rapport détaillé est disponible sur ce site : www.cicos.info
Le programme de l’ordre des trois (3) jours de mission s’était déroulé comme suit :

 Jour 1 : Mardi 05 août  2014
Session 1
  1. Adoption de l’ordre du jour et du programme de travail
  2. Présentation de la méthodologie de travail
  3. Communications de la CICOS, Agence Nationale des Parcs Nationaux, Ministère du Tourisme.
  4. Débat

Session 2
  1. Présentations des dispositions régionales et internationales par rapport à l’écotourisme.
  2. Débat

Jour 2 : Mercredi 06 août 2014
Session 3
1.      Explication de la méthodologie des travaux de groupe
2.      Début des travaux de groupe (1&2)
3.      Suite des travaux de groupe (1&2)
4.      Restitution en plénière et fin du jour

Jour 3 : Jeudi 07 août 2014
Session 4 (Suite et fin)
1.      Fin des restitutions et discussions
Session 5
1. Lecture et adoption du rapport
2. Cérémonie de clôture
Les deux groupes de travaux ont abouti aux recommandations suivantes :
1.      Mise en valeur du tourisme écologique pour les populations locales
2.      Valorisation du patrimoine culturel (tourisme culturel) qui contribue à la réduction de pauvreté de populations autochtones ;
3.      Lancement de l’organisation des fêtes de culture autochtones du bassin du Congo ;
4.      Élaboration des décrets d’application qui prendront en compte la gestion de l’écotourisme ;
5.      Prise en compte de tous les textes relatifs à la valorisation des us et coutumes des populations locales et valorisation du patrimoine culturel local.



Alain Engone Ondo (gauche) & membres de l'Atelier National de l'Atelier CICOS

Séance de travail de membres de l'Atelier National 1 du CICOS

Alain Engone (H2O), Fannie Mbadou, Léonard Odambo

Photo de famille de l'Atelier National 1 du CICOS à Libreville

mardi 12 août 2014

Sortie verte pour la petite bibliothèque Imya au Cap Lopez, Port Gentil




La sensibilisation environnementale au centre d’une sortie pour mettre les jeunes au contact de certaines réalités de la nature. Une sortie verte conjointement organisée par l’ONG H2O Gabon et la petite bibliothèque Imya, rapporte notre correspondant.

La plage du Cap Lopez a accueilli les enfants inconditionnels de la petite bibliothèque Imya pour une sortie nature initiée par les membres de l’ONG H2O Gabon, antenne de l’Ogooué-maritime sous la conduite du président, Henri Michel Auguste.

C’est un voyage a servi d’occasion aux enfants de 9 ans à 14 ans d’être face à certains phénomènes. A savoir les mouvements des vagues de l’océan. « Les jeunes ont un esprit plus ouvert sur l’environnement » a reconnu le président de H2O, Henri Michel Auguste. Les populations doivent être conscientisées quant à la nécessité de préserver l’environnement. Les échanges entre les enfants d’Imya et les membres de cette ONG ont également été axés sur la pollution, les déchets de tout genre, l’érosion côtière : le cas du Cap Lopez. Les sacs plastiques ont constitué le gros des discussions après avoir regardé ensemble un documentaire abordant la question des méfaits des sachets en mer et autour des habitations ; « j’irai parler aux autres surtout à mes parents » s’est engagé Marc. Pour sa part, Morgane a compris l’urgence de multiplier de telles sorties, car chacun doit contribuer à la prise de conscience devant la pollution qui gagne de plus en plus notre ville.

La sensibilisation demeure un long processus au Gabon où les autorités veulent inculquer les notions de protection de la nature. Les ONG environnementales dont H2O sont confrontées à l’absence du soutien étatique et d’autres bailleurs de fonds. Dans ce contexte, les actions de certaines ONG vertes restent faibles et peu visibles sur le terrain. Entreprendre des campagnes de sensibilisations et d’information auprès des jeunes est une alternative pour faire rectifier le tir.
Danny Kouele Tole
11 Aout 2014

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vendredi 25 juillet 2014

Discussion sur le Film "Océans de plastique", Ecole Mixte, Port Gentil




Mercredi 25 Juin 2014


Compte-rendu du passage à l’Ecole Mixte, Port Gentil, Gabon

H2O Gabon, Ecole Mixte, Port Gentil, "Océans de plastique"

H2O Gabon, Ecole Mixte, Port Gentil, "Océans de plastique"

H2O Gabon, Ecole Mixte, Port Gentil, "Océans de plastique"



H2O GABON, une association qui s’occupe de la Protection de la Nature et de l’Environnement est partie à la rencontre des classes CE1 (50 enfants) de l’Ecole Mixte. Les thèmes abordés ont été les sacs plastiques et la pollution due à ces derniers. Sachant que les enfants, au début de la semaine avaient suivi le film « Océans de plastique », se faisant les questions ont porté principalement sur les problèmes liés à l’utilisation du plastique sous toutes ses formes.

Questions :

Ø  Comment résoudre le problème de la pollution lié aux sacs plastiques ?
Ø  Pourquoi le Gabon n’a pas d’incinérateur pour les déchets plastiques ou autres ?
Ø  Comment combattre le plastique ?
Ø  Pourquoi le Gabon n’a pas des poubelles qui permettent de faire un tri sélectif ?
Ø  Par quoi pouvons-nous remplacer le plastique ?
Ø  Quel danger représente le plastique pour les animaux ?
Ø  Pourquoi le plastique est-il dangereux pour l’homme ?
Ø  Pourquoi les sacs poubelles en plastiques ou les déchets ménagers trainent-ils le plus souvent hors des poubelles ?
Ø  Par quels produits naturels pouvons-nous remplacer le plastique ?
Ø  Quel est le danger des piles pour l’homme ?
Ø  Pourquoi le Gabon ne recycle t-il pas ses piles ?


Au terme de cette rencontre, les enfants du CE1 de l’Ecole Mixte sont tous repartis en sachant que le plastique met en péril notre planète et notre santé, même s’il nous paraît indispensable et irremplaçable, ce qui est loin d’être le cas ou une fatalité…
Le but de cette causerie a été de les sensibiliser afin de ne pas faire les mêmes erreurs que leurs ainés et surtout de partager leur connaissance fraîchement acquise avec leurs parents.

H2O Gabon, Ecole Mixte, Port Gentil, "Océans de plastique"

H2O Gabon, Ecole Mixte, Port Gentil, "Océans de plastique"

H2O Gabon, Ecole Mixte, Port Gentil, "Océans de plastique"

Célia AUGUSTE (15 ans) 


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jeudi 20 mars 2014

Journée internationale des Forêts - H2O Gabon cosigne une lettre ouverte à la FAO



La Vía Campesina
Les Amis de la Terre International
Focus on the Global South
Mouvement mondial pour les forêts tropicales
et HO Gabon



La respiration des forêts
Déforestation, pour plantations d'huiles de palme

Lettre ouverte à la FAO à l’occasion du 21 mars 2014, Jour international des forêts :
La définition des forêts doit correspondre à ce qu’elles signifient vraiment !

Monsieur José Graziano da Silva
Directeur général de la FAO

Nous constituons un groupe nombreux de mouvements sociaux, d’ONG et de militants et nous adressons cet appel urgent à la FAO pour qu’elle revoie sa définition des forêts. Telle qu’elle est à l’heure actuelle, cette définition réduit la forêt à n’importe quelle surface couverte d’arbres, et laisse de côté la diversité structurelle, fonctionnelle et biologique des autres éléments qui la composent, ainsi que l’importance culturelle de l’interaction entre les forêts et les communautés. Cette définition de la FAO favorise surtout les intérêts du lobby des exploitants forestiers et des compagnies qui font des plantations industrielles d’arbres pour produire de la pâte, du papier et du latex ; en revanche, elle ne tient pas compte des 300 millions (ou plus) de femmes et d’hommes du monde entier qui, d’après la FAO, dépendent directement des forêts pour leur subsistance. Cela inclut les populations indigènes et traditionnelles, dont beaucoup sont des paysans qui dépendent de l’agriculture en forêt et de la grande diversité de produits non ligneux qu’il offre pour leur souveraineté alimentaire. En plus d’assurer leur propre souveraineté alimentaire, tous ces peuples contribuent de façon fondamentale à nourrir le monde. Les forêts jouent un rôle capital dans la vie de ces femmes et de ces hommes, de ces paysans, artisans, pêcheurs et cueilleurs, qui doivent figurer parmi les principaux acteurs d’un processus de révision que la FAO devrait mettre en place pour faire en sorte que sa définition des forêts reflète ce qu’elles représentent au 21e siècle.

Les forêts sont si importantes pour la vie des millions de femmes et d’hommes qui en dépendent de nombreuses façons, qu’il devient parfois difficile pour eux de mettre en paroles, même dans leur propre langue, jusqu’à quel point cette importance est cruciale. Parfois, les peuples des forêts le résument en disant tout simplement que la forêt est leur « foyer », non seulement un morceau de terre couvert d’arbres mais un territoire où ils se sentent protégés et où ils peuvent trouver tout ce qu’il leur faut pour bien vivre. Le plus souvent ce sont des peuples indigènes, parmi lesquels figure la centaine de peuples volontairement isolés qui restent encore. Bien d’autres groupes en font partie aussi ; même si leurs modes de vie sont différents, ils dépendent tous de la forêt. Tous, sans exception aucune, respectent profondément la forêt dont ils sont tributaires tout en en faisant partie.
Si la cueillette de produits forestiers autres que le bois est une activité essentielle pour la plupart de ces hommes et de ces femmes, d’autres sont des paysans qui pratiquent l’agriculture avec des méthodes transmises depuis des générations et perfectionnées peu à peu afin de maintenir intactes les fonctions de la forêt. L’agriculture de ce genre, ainsi que la chasse, la pêche et la cueillette de divers produits non ligneux tels que miel, fruits, graines, glands, tubercules, plantes médicinales et d’autres herbes, assurent la souveraineté alimentaire et la santé de ces populations. Les paysans contribuent aussi à la subsistance d’un nombre encore plus élevé de personnes : 1 600 millions, d’après les estimations de la FAO. En outre, les peuples forestiers utilisent le bois surtout pour leurs besoins domestiques, et rarement comme principale activité commerciale. Et quand il est utilisé à des fins commerciales, les échanges ont lieu dans les marchés locaux. Les communautés qui dépendent de la forêt connaissent bien le potentiel de destruction qu’implique l’extraction commerciale de bois. Celle-ci donne d’énormes bénéfices à une poignée d’étrangers mais laisse derrière elle une destruction irréparable et perturbe gravement les moyens d’existence de la population.
Cependant, les États et les institutions multilatérales comme la FAO et la Banque mondiale continuent de considérer les forêts comme des terres où l’extraction commerciale de bois de prix, pratiquée par des entreprises privées souvent étrangères, est le meilleur recours d’un pays pour s’acheminer vers le « développement » et sortir les gens de la « pauvreté ». Ce point de vue centré sur le bois est à l’origine de l’actuelle définition de forêt de la FAO : « Terres occupant une superficie de plus de 0,5 hectares avec des arbres atteignant une hauteur supérieure à 5 mètres et un couvert arboré de plus de 10 pour cent, ou avec des arbres capables d’atteindre ces seuils in situ.  » (1)
Cette définition réductrice justifie aussi l’expansion des plantations industrielles d’arbres en tant que « forêts plantées ». En effet, selon la définition de la FAO, ces plantations à grande échelle en régime de monoculture sont considérées comme du « reboisement » et serviraient à compenser la diminution des forêts. Or, dans la pratique, les plantations industrielles, d’arbres, de palmiers à huile ou de soja, ont énormément contribué à la destruction des forêts et d’autres biomes tels que les herbages et les savanes, et ce dans le monde entier. Grâce à elles, une poignée de sociétés transnationales a obtenu des bénéfices en abondance, mais les communautés tributaires de la forêt sont restées dans la misère et, souvent, on dû quitter leurs territoires. Les femmes qui, de façon générale, ont des rapports particuliers avec la forêt, tendent à souffrir davantage à cause de sa destruction. Les communautés touchées par les plantations industrielles d’arbres ne les appellent jamais forêts.
Le rapport de la FAO « Situation des forêts du monde » continue à diffuser le mythe que la déforestation n’est plus un problème aussi grave que par le passé. Cette « bonne nouvelle » supposée est due au fait que la FAO confond les forêts et les plantations et permet donc que des dizaines de millions de plantations industrielles d’eucalyptus, d’acacias et d’hévéas à croissance rapide soient comptabilisées comme des « forêts plantées » dans les statistiques forestières de chaque pays. En appliquant l’actuelle définition de forêt de la FAO, même une plantation de 100 000 hectares d’eucalyptus à croissance rapide génétiquement modifiés est une « forêt », en dépit de tous les effets négatifs inhérents à la monoculture à grande échelle, sans parler du risque de contamination de la composition génétique des arbres et des forêts des alentours.
Dans ses principes fondateurs, la FAO se décrit comme une organisation qui dirige les « activités internationales qui visent à éradiquer la faim » et comme « un forum neutre où toutes les nations se rencontrent sur un pied d’égalité ». Pour que cette déclaration soit vraie, la FAO doit modifier d’urgence sa définition de forêt afin que, au lieu de refléter les préférences et les perspectives des entreprises forestières, des fabricants de pâte et de papier et des producteurs de caoutchouc, elle reflète ce que les peuples tributaires des forêts voient en elles, et l’utilisation qu’ils en font.
Contrairement à la procédure existante sein de la FAO, un processus d'élaboration d'une définition nouvelle et plus appropriée des forêts doit engager efficacement les femmes et les hommes qui dépendent directement des forêts. Une définition appropriée doit soutenir leurs modes de vie, leurs réseaux et leurs organisations. Tel est notre espoir en ce Jour international des forêts. Nous nous engageons à poursuivre cette campagne jusqu’à ce que la FAO ait effectivement pris ces initiatives.

Signé par :
La Via Campesina
Les Amis de la Terre International
Focus on the Global South
Mouvement mondial pour les forêts tropicales
et HO Gabon
 (1) http://www.fao.org/docrep/013/i1757f/i1757f13.pdf

un pygmée, habitant de la forêt

Eléphant, photo Michael Nichols, National Geographic

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